Partager l'article ! AIPM SAO DOMINGO (GUINEE-BISSAU): AIPM multi-districts et multi-clubs au profit de l’Hôpit ...
ROTARY- CLUB MORCENX
au profit de l’Hôpital de
SAO DOMINGO (Guinée-Bissau)
La qualité d'un homme se calcule à sa démesure ; tentez, essayez ; le talent n’est-il pas d'avoir envie de faire quelque chose ?
Il est bien des choses qui ne paraissent impossibles que tant qu'on ne les a pas tentées.
(André GIDE)
Dossier de présentation
La Guinée-Bissau, ancienne colonie portuguaise qui a obtenu son indépendance en 1974, est un pays d'Afrique de l'Ouest baigné par l'océan Atlantique. Elle est limitée au nord par le Sénégal, à l'est et au sud par la Guinée (ou Guinée-Conakry).
La Guinée-Bissau doit son nom à sa capitale, Bissau, et s'étend sur 36 120 km²; 28.000 km² de terre et 8.120 km² de mer (ce qui est à peine plus étendu que la Belgique), y compris une soixantaine d’îles dans l’Atlantique, dont l'archipel des Bissagos.
Malgré ses nombreux atouts, la Guinée-Bissau est le troisième pays le plus pauvre du monde et se trouve parmi les Pays les moins avancés (PMA).
Le budget de l'État dépend à 75% de l'aide internationale.
Il n'y a pas partout de l'électricité (pas dans la région concernée par le projet) et 85% des habitants vivent avec moins de 1 dollar par jour (0,7 euro). Le PIB par habitant est de 139 dollars (2002) et le PNB de 177 dollars (2005).
Seulement 453km de routes goudronnées, pas de voies ferrées et pas de voies navigables. Seulement 18% des terres sont cultivées.
En effet, l'instabilité politique, les séquelles de la guerre civile de 1999, l'obsolescence des infrastructures découragent les investisseurs et donc les possibilités de développement.
Le taux d’alphabétisation n’atteint que 34% de la population et seulement 18% chez les femmes.
En matière d'hygiène et d'assainissement, la situation en Guinée-Bissau est des plus inquiétante. Seulement 11,4% de la population vivent dans des habitations dotés d'installations sanitaires pour l'évacuation des excréments humains.
La Guinée-Bissau est divisée en 9 régions administratives :
Bafata, Biombo, Bissau, Bolama, Cacheu, Gabu, Oio, Quinara, Tombali.
La région qui nous intéresse est celle de Cacheu et plus particulièrement celle de. Sao Domingo
Cette région se trouve isolée au nord ouest de la Guinée-Bissau. Elle est coupée de la capitale de région, Cacheu, par le Rio Cacheu difficile à franchir (traversée par bac et à certaines heures).
Cette région est dépourvue d’électricité et le réseau routier catastrophique voir inéxistant.
Le système sanitaire de Sao Domingo est composé de 7 zones médicales situées dans deux secteurs administratifs de la région de Cacheu.
Les patients partent des centres de santé communautaires vers les zones médicales et de celles-ci vers l’hôpital de Sao Domingo en tant qu’hôpital régional de référence.
Les cas qui nécessitent l’intervention de spécialistes sont évacués vers Bissau mais le plus souvent vers Ziguinchor (Sénégal) dont la frontière ferme à partir de 19 heures.
Cette situation d’enclavement induit obligatoirement une situation sanitaire catastrophique générant un manque de soins flagrant avec en corollaire un cortège de souffrances et de nombreux décès qui pourraient être évités.
Ceci conduit à la nécessité impérative de créer d’urgence des conditions minimales de soins de base à l’hôpital de Sao Domingo afin de pouvoir apporter à la population locale le minimum de soins indispensables.
Cet objectif constitue l’objet du présent programme.
Les principales maladies rencontrées dans le pays sont la tuberculose, le paludisme, les maladies diarrhéiques et le VIH/Sida.
De plus, en Guinée-Bissau, les épidémies de choléra sont endémiques depuis plus d'une décennie. Chaque saison des pluies est accompagnée d'une épidémie de choléra. Celle de 2005 a été la plus violente avec 25 000 cas et 400 décès.
► La mortalité des enfants reste élevée. Au niveau national, 138 enfants sur 1000 meurent avant d’atteindre un an et 223 sur 1000 (22.3%) décèdent avant l'âge de 5 ans. Les taux de mortalité infantile sont en hausse, depuis 2000 .La malaria, les infections respiratoires aiguës, la diarrhée et la malnutrition demeurent les tueurs principaux des enfants.
Les risques de décès sont liés aux bas niveaux d'instruction des mères, au manque d'accès aux soins de santé surtout en milieu rural et aux conditions économiques des familles.
► Le ratio de la mortalité maternelle est estimé à 700 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes.
L'accès aux services de consultation prénatale et aux soins d'accouchement assisté est limité.
Les consultations prénatales ne concernent que 24% des femmes enceintes.
Les principales causes de mortalité maternelle dans le pays sont liées aux complications obstétricales directes comme les hémorragies (42%), les dystocies (19%), les infections (16%), les avortements (9%) et l'éclampsie (6%) auxquelles, s'ajoutent aussi l'anémie, l'insuffisance nutritionnelle et autres, aggravés par la grande multiparité (pratiques inhérents à la situation de la pauvreté, de la malnutrition, de l'analphabétisme, des habitudes et traditions culturelles) responsable pour la prévalence des infections sexuellement transmises et le VIH/Sida chez les femmes enceintes.
► La pandémie du VIH/SIDA constitue un défi majeur pour le développement de la Guinée Bissau avec un taux de prévalence estimé à 2% pour le VIH2 et 4% pour le VIH1 en 2002.
Le taux chez les femmes enceintes est de 7,9%.
Le faible niveau de connaissance sur les formes de prévention associé au faible usage des préservatifs, au manque d'accès au dépistage et à la précocité des relations sexuelles sont des facteurs favorables à une expansion rapide de l'épidémie.
► En tant que maladie endémique, le paludisme est responsable d'environ 50% des consultations dans toutes les régions et toutes les tranches d'âges, avec cependant plus d'incidence sur les enfants que sur les adultes. Moins de 50% d'enfants au-dessous de 5 ans reçoivent le traitement de malaria et seulement 39% dorment sous des moustiquaires traités avec des insecticides.
► La tuberculose continue à être la maladie la plus létale chez les jeunes et les adultes. Parmi les causes qui sont à l'origine de l'augmentation des cas et décès se détache son interaction avec le SIDA et la faiblesse de la surveillance par manque de ressources.
Les 7 zones médicales constituant la région de Sao Domingo concernent une population de
87 000 âmes réparties dans 258 villages sur une surface de 2117 km2.
Sur ce secteur se trouvent réparties 54 unités de santé communautaires (USC) et 6 centres de santé (CS).
Malgré ses moyens quasi inexistants, l’hôpital de Sao Domingo est censé recevoir les patients ne pouvant être traités au sein des USC ou des CS de la zone.
La moyenne mensuelle des consultations actuelles de l’hôpital est de 248.
Le personnel actuel est constitué par :
- 1 directeur médecin
- 3 médecins cubains (mis à disposition)
- 1sage femme
- 3 infirmières
L’état général de l’hôpital est très préoccupant :
- toiture dégradée avec fuites d’eau très nombreuses
- peintures dégradées partant en plaques
mais encore plus grave :
- pas d’électricité
- pas de bloc d’intervention d’urgence
- pas de matériel de diagnostic ou de soins
- très peu de médicaments et de petites fournitures de base.
En un mot, en l’état actuel l’hôpital est dans l’incapacité d’apporter les soins médicaux de base à la population locale.
Les frais de fonctionnement de l’hôpital ne sont que très partiellement couverts par l’état de Guinée Bissau (les salaires pourtant dérisoires ne sont pas payés à l’équipe médicale depuis près d’une année, par exemple). Très peu de médicaments et de fournitures (provenant de dons en quasi-totalité).
Dans ce contexte, le complément et, surtout les indispensables investissements en matériel de base, ne peuvent être financés que par des concours extérieurs.
A ce jour, différentes initiatives ont déjà été engagées tout récemment :
- fourniture d’un groupe électrogène par l’Allemagne
- construction d’un bloc opératoire (murs uniquement)
- Le Rotary Club d’Hossegor a déjà fourni un véhicule ambulance devant permettre le transfert des malades à l’hôpital de Ziguinchor au Sénégal. Il dispose déjà de 30 lits hospitaliers et tables qui seront suffisants pour satisfaire les besoins des patients.
Il reste cependant beaucoup à faire pour que l’hôpital de Sao Domingo puisse proposer un service réel de base au profit de la population environnante et atteindre l’objectif de pouvoir apporter cette population locale le minimum de soins vitaux nécessaires :
- réfection de la toiture de l’hôpital (10 000 euros)
- mise en place du matériel pour le bloc opératoire d’urgence :
- transferts et mise en route du matériel sur place (estimation 8000 euros)
Budget approximatif global : 93 200 euros.
Pour mener à bien ce projet, les contacts et appuis locaux établis sont constitués par:
- consul de Guinée Bissau à Ziguinchor (Sénégal)
- préfet de région
- directeur régional de la santé
- député de la région
Les autorités locales s’engagent à mettre en place les moyens humains nécessaires.
Qui est concerné ?
Ce sont près de 90 000 personnes qui dépendent de la réussite de ce projet. Des centaines de vie à sauver chaque année. Des personnes qui ne peuvent être soignées en urgence faute de moyens locaux. Des maladies qui ne peuvent être dépistées faute de moyens de diagnostic.
En zone d’endémie, les femmes enceintes et les jeunes enfants sont particulièrement concernés.
C’est ce qui a pu être mis en évidence lors de la récente épidémie de choléra qui a touché le pays.
L’idée de cette action a été émise par le gouverneur 2007/2008 du District 1690 suite à une action engagée par son club, le Rotary Club d’Hossegor et Côte sud des Landes, en Guinée-Bissau et qui consiste en l’adoption d’un petit village situé près de Sao Domingo, le village de Soungoutoto.
Divers soutiens ont été apportés à ce village : tables-bancs pour l’école (180 enfants), latrines, livres de classe, fournitures scolaires et matériels éducatif, décortiqueuse à riz, pressoirs à pommes de cajou, vélos,……depuis plus de six années. Cette action a permis d’acquérir une expérience terrain intéressante.
C’est au cours des visites au village que les liens ont été tissés avec les autorités locales, que les visites de l’hôpital ont pu être effectuées et les besoins cruciaux mis en évidence.
L’ampleur de ce défi dépasse de loin les possibilités d’un seul club et l’objectif est que cette action remarquable soit portée par le maximum de Districts et de Clubs.
Le Rotary Club d’Hossegor a d’ores et déjà donné son accord pour être club principal en tant que parrain international.
Rotary Club de Ziguinchor ( Sénégal)
Rotary Club de Bissau (Guinée-Bissau)
L’addition des contributions financières de plusieurs Clubs de chaque District, des Districts eux-mêmes (dans le cadre de leur FSD ou de leur budget propre) et de la Fondation Rotary (au titre des subventions de contrepartie) répartira le financement global entre un grand nombre de partenaires et limitera ainsi le montant de la contribution de chacun (300 à 2 000 € par Club ou District participants)
Il est rare que l’opportunité se présente de réaliser une AIPM de grande envergure et de grande qualité fédérant un grand nombre de Districts et de Clubs français et étrangers.
Cette AIPM concrétise l’ambition forte du Rotary de contribuer à la construction de la paix dans le monde au travers de programmes humanitaires.
Elle se présente ainsi comme un véritable moyen de vivre le « But » du Rotary et d’appliquer notre engagement de « servir d’abord » au profit de populations parmi les plus vulnérables et les plus démunies au monde et envers lesquelles nous avons un devoir moral d’aide.
Elle permet d’agir sur trois des objectifs du millénaire des nations :
- Réduire la mortalité infantile
- Améliorer la santé maternelle
- Combattre le VIH/SIDA, le Paludisme et autres maladies
Enfin elle permet aux différents participants de pouvoir contribuer à sauver plusieurs centaines de vies et de soulager bien des souffrances horribles chaque année.
☺ Carnot SABY (RC Hossegor, Gouverneur 2007-2008 du District 1690, Président Comité Inter Pays France-Sénégal).
Tel : 06 80 98 11 01.
Mail : carnot.saby@wanadoo.fr
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